Nous avons fait le déplacement avec le groupe LEGENDRE BRETAGNE. Dans notre équipe on retrouve Antoine Guillon, Johan Serazin, Albert Vallée, Lionel Eveno et moi.

Le groupe Legendre Bretagne ainsi qu'Allibert, Activasport et Authentic Nutrition m'ont permis d'arborder ce grand raid dans les meilleurs conditions possibles. Le Jeudi Après midi nous partons pour Saint Joseph, chez la famille de Jocelyn où nous sommes très bien accueillis. Quelques pâtes plus tard nous nous préparons pour le départ.

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Jocelyn strap la cheville de Johan, j’en profite pour faire la même chose. Depuis quinze jours ma cheville droite ne fait que de partir, pas cool…

22h, départ pour Saint Philippe. La pluie tombe de plus en plus fort, le choix de la tenue de départ ne fait que de changer. GoreTex ou not GoreTex. Sur la route, les bouchons, spécialité locale, font leur apparition. Plus le temps passe, moins nous avançons. 23h15, nous sommes toujours bloqués et pas de stade en vue, le stress commence à envahir la voiture. 23h25, toute l’équipe sort de la voiture, nous faisons le choix d’atteindre le départ en courant, on n’est quand même pas à 2-3 bornes près. Le contrôle des sacs effectué, avec Antoine nous nous frayons un chemin jusqu’à la ligne de départ. Nous retrouvons Ludo, Seb, Guillaume, Nicolas Darmaillacq et Mermoud .

SELSR6305291.jpg 70623-5275.jpg "photos Le Quotidien"

Minuit, le départ est donné sous des trombes d’eau. Les premiers km de route sont rapidement avalés, il pleut, mais il fait chaud, j’enlève donc la GoreTex.

La longue piste forestière en direction de Mare Longue permettra à chacun de trouver sa place. La pluie battante transforme la piste en ruisseau de 5 à 10cm, l’eau rentre dans la bouche, le nez. A plusieurs reprises j’ai eu l’impression de boire la tasse. Au 1er ravitaillement, à Mare longue, on m’annonce 16ème, pour l’instant tout va bien. Les choses sérieuses vont commencer. La bonne nouvelle vient de la pluie, elle a enfin cessée. Nous pouvons attaquer le sentier du volcan. Je me cale au cardio sur un bon rythme. Vers 1000m je lève la tête et aperçois un super ciel étoilé, ça rassure. Je rejoins quelques coureurs, me fait rattraper par Nicolas Darmaillacq. Nous ferons chemin commun jusqu’au volcan. Depuis l’an passé j’avais oublié la partie roulante entre Foc-Foc et le volcan. Cette partie est agréable et permet de retrouver une allure de coureur. Avec le froid et le vent j’ai remis la veste, étant mouillé dessous, il ne fait pas très chaud.

3h51, je passe 8ème au ravitaillement du volcan. Je rejoins mon assistance familiale, ma femme et ma fille. J’en profite pour bien prendre le temps de me changer de haut et je repars en t-shirt ML. Je ne sais pas si Nico est devant ou derrière, je fais mon chemin.

Passage rapide à l’oratoire St Thérèse vers 4h30. Dans la descente vers Mare à boue, ma cheville se dérobe, je chute sur le genou. Le coup est douloureux, je repars en boitant, Erik me dépasse. Après quelques minutes à boitiller, la douleur s’estompe et je peux recourir normalement. Je passe Didier Mussard. Il est très déçu car suite à un problème de frontal il a chuté et s’est fait mal. La partie de route jusqu’au ravitaillement de Mare à boue est vraiment longue. Même les parties qui pourraient sembler facile restent compliquées à gérer.

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5h48, Mare à boue, je rentre dans le ravitaillement, je suis remonté à la 5ème place. Lucas, speaker sur l’UTMB est là pour faire l’assistance à Seb Chaigneau. Le monde du trail étant une grande famille, Seb lui a demandé s’il pouvait également me ravitailler. Je profite donc de ce point d’assistance pour passer un débardeur et une casquette.

La remontée vers le gîte du Piton des neiges est ponctuée dé nombreuses petites redescentes et relances, on prend difficilement de l’altitude. Dans cette section Richard Techer me double à mi-parcours vers le gîte. On fera un bon bout de chemin ensemble. Je suis surpris par la vitesse à laquelle il peut marcher, je suis obligé de courir si je ne veux pas me faire décrocher. Au bout d’un moment je le laisse filer seul vers le gîte.

Juste avant d’arriver au gîte je revois Richard qui revient du ravitaillement, il a du pointer 2-3 min avant moi. Je pointe donc au gîte du Piton des neiges à 8h00 et suis remonté à la 3ème place. En partant du ravito je croise à mon tour Nicolas et Erik qui sont 2-3 min derrière moi.

J’aborde la descente vers Cilaos avec beaucoup d’appréhension. L’an passé, je suis descendu trop fort et je l’ai payé très cher. Je descends donc en me relâchant au maximum, sans prendre de risque. Mon assistance « familiale » m’attend au ravitaillement du bloc.

Pendant que je fais les niveaux en eau et gels énergétiques, Nicolas et Erik arrivent. On repart tous les 3 sur la route en direction de Cilaos. On profite de ces moments pour échanger sur nos sensations. Je suis bien et rassuré par mon état de fraicheur à ce point stratégique de la course. Je n’ai pas prévu de m’arrêter à Cilaos (9h00, toujours 3ème ), je laisse donc mes 2 compères à leur ravitaillement pour filer vers Bras rouge. Il commence à faire vraiment chaud, la montée vers le pied du Taïbit est bien exposée au soleil. Je suis surpris de rattraper et doubler Richard dans une petite redescente. Je profite des 2-3 rivières traversées pour me rafraichir et mouiller la casquette.

10h01, me voilà au pied du Taïbit où je retrouve Céline & Anaïs pour la dernière fois avant le grand saut dans Mafate.